L’hiver….
La froideur du lit est insupportable sur un matelas toujours trop petit ou trop grand, où on se sent assez seul, vide de tout et de personne.
Ce froid qui te prend en plein milieu de la nuit, quand tous les autres se sont retrouvés, adoucissant la leur avec leur partenaire, tandis que toi, là, à trois heures du matin, tu lis ces lignes et tu te sens abandonné, orphelin de toutes les senteurs du bonheur.
Tu te demandes aussi pourquoi le lit ne se réchauffe pas malgré la couverture au-dessus qui couvre bien ton corps, mais non pas
ton âme.
Ton âme est déshabillée de tous les détails matériels de l’homme et se refugie au sein de ton corps, qui visiblement, devient transparent et ne peut plus tenir bon.
Seul dans ton lit, tu changes de positions toutes les cinq minutes et tu ne trouves guère la paix ni le sommeil… D’ailleurs, il est 3h30 du matin… Tu visualises ta vie devant tes yeux comme si c’était la dernière fois, tu voudrais reposer ton corps mais tu
n’y arrives pas. Ton cerveau est programmé problèmes et non pas solutions, soucis et non pas planifications…
Tu te lèves de ton lit et tu trouves une vieille photo de famille, tu la prends dans tes mains, puis tu la serres contre toi.
Des larmes rejoignent tes joues, te laissant balancer dans un passé lointain rempli de souvenirs charmants et affectueux…
Une pensée très forte à eux referme tes blessures les plus profondes et te plonge dans un sommeil réparateur auquel tu ne t’attendais pas, mais dont tu avais absolument besoin.

