Passage du livre: Une goutte d’espoir dans un océan de doutes — Auteure: Ikrame Selkani

Les regards froids… massacrent!

 «Le monde entier est un théâtre» a dit Shakespeare.

Il existe des personnes qui sont à fleur de peau, d’autres parfaitement cruelles et sans-cœur. Cette froideur étonnante se découvre à travers les yeux, les regards et les vigilances oculaires.

Dans cette pièce de théâtre aussi vaste, nous sommes à la fois des émetteurs et des récepteurs de regards: des regards qui apaisent la douleur de l’autre, des regards qui plaisent et donnent envie de vivre, des regards qui brillent au plus profond de l’âme…, ou peut-être des regards que nous pouvons aussi recevoir : des regards qui blessent et qui injurient une souffrance, des regards de pitié, de compassion qui froissent l’âme et irritent le cœur.

Quelques fois dans notre vie, nous croisons des personnes aux regards d’une autre typologie: des yeux vides, des observations épuisées, une vue hallucinante peuplée de froideur et dénuée de sentiments….

Les adjectifs correspondants à ces deux prunelles ophtalmiques ne cesseront pas, même si je leur dédie une tonne de papiers. Ce que nous vivons reste en nous, vit au creux de notre être et grandit avec nous; et quand on reposera sous la terre, dans une tombe, nous oublierons presque tout, nonobstant les regards des personnes que nous aurons croisés un jour et qui resteront gravés dans nos esprits jusqu’à la nuit des temps.

Bien qu’il soit difficile de faire abstraction des paroles pénibles et pesantes, les regards sont bel et bien une lame douloureuse et odieuse quand ils transmettent austérité et fadeur. Fuyez ces regards, car ils massacrent votre bonté et votre beauté….

Passage du livre: Une goutte d’espoir dans un océan de doutes — Auteure: Ikrame SELKANI 

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