Je suis né en 1965 à Oran, Algérie. Aux lendemains de l’indépendance, nous apprenions conjointement le français et l’arabe à l’école primaire avec une préférence pour le français pour les matières scientifiques. Après un baccalauréat S, j’ai choisi de m’inscrire à la faculté de langues vivantes à l’université d’Oran. J’ai obtenu une licence de traduction arabe-espagnol.
J’émigre en France en 1990 et m’inscris à l’institut des études ibériques, Sorbonne IV à Paris pour une maîtrise en espagnol. Après avoir travaillé quelques années dans différentes entreprises commerciales, plusieurs déménagements aussi, je m’installe à Nyons, Drôme en 2001 où j’enseigne d’abord le FLE puis occupe des postes d’enseignant contractuel collèges et lycées en anglais et espagnol.
Mon premier roman, Le Français de Roseville, met en scène un commissaire oranais, chargé d’une enquête cold-case, une affaire abandonnée par la police française en 1962. Un polar pour évoquer Oran et la cohabitation entre la communauté espagnole et algérienne dans le quartier de la Marine durant les années 50. Le personnage est atypique et récurrent sur 4 romans, noirs sur fond social. Il vit avec sa mère hémiplégique dotée d’un caractère bien trempé, amatrice de cigares cubains, et sa fiancée nigériane qu’il a sauvée d’une bande de trafiquants de migrants (dans le 2 opus).
Mon sujet est l’Algérie, la France, les liens culturels et les questions posées par les secondes et troisièmes génération d’émigrés. Les exils, les recherches identitaires, la radicalisation islamiste.
Je possède les deux nationalités depuis 1995 : algérienne et française.
Je suis pour les bâtisseurs de ponts et les transmetteurs de cultures.

